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Communiqué du Président de la Communauté de Communes Centre Tarn

 

 

 

 

Quelques déclarations officielles, mais aussi des inquiétudes palpables, sont divulguées dans la presse depuis peu quant à l'opportunité de créer une commune nouvelle à l'échelle du territoire Centre Tarn. Les interrogations des uns et des autres sont tout à fait légitimes au stade actuel, néanmoins, ma qualité de Président de la communauté de communes m’amène tout naturellement à repositionner le débat là où il devrait se situer, précisément afin de faire cesser les troubles et confusions semés auprès de nos concitoyens.

Il en va de ma responsabilité de diffuser les véritables informations, orientations prises au sein des instances communautaires que je préside, afin de permettre à chacun et à tous de contribuer à des débats ouverts, citoyens mais surtout véridiques.
Il a bel et bien été question d'une réflexion et d'un débat au sein de la communauté afin d'évaluer l'opportunité de créer une commune nouvelle sur le périmètre actuel. En effet, considérant que la loi NOTRe entraînerait, à priori, un regroupement des intercommunalités pour créer des zones d'influence plus étoffées d'ici quelques années (2020), cette éventualité à été soumise à l'assemblée.

Ne pas se poser de questions reviendrait à laisser l'avenir choisir et subir in fine, des décisions qu'il nous est encore possible d'anticiper, de mesurer, de jauger. Compte tenu des orientations prévisibles, j'ai préféré aborder l'opportunité d'une commune nouvelle qui ne figurait dans aucun programme lors des élections de 2014 et qui pourtant actuellement, est indissociable du débat politique ("politique" en raison de la légitimité des élus à porter une réflexion précise sur le devenir des territoires, de leur propre territoire a fortiori).

Compte tenu de ce contexte, et afin de ne pas trancher de façon radicale au profit de la création d'une commune nouvelle, les élus communautaires ont opté pour mener des études de montée en puissance sur certaines compétences : voirie et enfance-jeunesse (au niveau du péri et de l'extra-scolaire). Ces discussions sont légitimes et attendues par nos électeurs qui, sans nul doute, préfèrent que les désignés par eux, œuvrent pour opérer aux choix qui confèrent le meilleur avenir pour la communauté de communes.

Pour l'heure, j'insiste donc sur la commande des élus qui cible les études de faisabilité en vue de l'approfondissement des compétences voirie et enfance-jeunesse, compétences qui seraient de fait exercées par l'éventuelle commune nouvelle. Mener un référendum pour associer la population à des choix qui ne sont pas encore éclairés par une première réflexion serait hasardeux. Au terme de ces études, des décisions seront prises, à la majorité, et le seront de toute évidence dans l’intérêt des habitants de la communauté de communes, comme je m'y suis efforcé depuis toujours.

J'entends bien que par le passé, les décisions ont engendré, au delà de l'évolution de la fiscalité qui est sans cesse mise à l'avant, la création et le développement de nombreux services dans les communes de notre territoire. Ils ne sont pas portés à disparaître, mais plutôt à être renforcés, toujours dans un souci de proximité.

Je voudrais élever le débat au rang où il le mérite : quelles opportunités pour demain (si nous ne voulons pas subir des décisions prises par d'autres ou par dépit) ? comment s'y préparer ? comment assumer pleinement le rôle d'élu en considérant l'évolution des territoires entraînée par la loi NOTRe ?

C'est dans ce contexte que j'ai d'ailleurs pris l'initiative, depuis quelques semaines, d'aller à la rencontre des conseils municipaux. L'objectif est d'une part de faire un bilan des actions menées par la communauté à mi-mandat, et d'autre part d'échanger sur les perspectives d'évolution dans l'organisation de notre territoire. Cette démarche, sur le point de se terminer, aura permis d'informer les élus locaux et d'engager des débats constructifs pour l'avenir.

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